Le chemin de Vezelay : Via Lemovicensis

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Bazas : La place de la cathédrale

La Réole - Bazas

Parcours :

Etape proposée de 27,9 km pour 7 h de pérégrination dont le parcours passe par Pondaurat (8,5 km - 2 h 15) et Auros (16,3 km - 4 h) avant d'arriver au terme de l'étape : Bazas. Entre temps et après Auros vous pénétrez dans les Grandes Landes dont nous avions déjà un avant-goût mais, cette fois, vous y êtes pour de bon !

Denivelé :

plat...

Curiosités :

A noter tout d'abord que vous allez côtoyer, lors de cette étape, la Garonne que vous franchirez à la sortie de La Réole et le canal latéral à celle-ci que vous traverserez Puybarban. Quand à ce dernier s'additionne le canal du Midi, il forme le canal des Deux-Mers qui relie l'Atlantique à la Méditerranée. Long de 193 km il franchit une dénivellation de 128 m grâce à ses cinquante-trois écluses et ses splendides ponts-canaux.

Pondaurat qui signifie " pont doré " est une borne importante sur la route de Compostelle. Il s'est développé autour des établissements religieux : l'église et le couvent des antonins fondés dès le XIe siècle. L'emplacement était riche de potentiel puisque la présence de l'eau permettait d'avoir un vivier ainsi qu'un moulin. La richesse des lieux imposa de la protéger, et tout l'ensemble fut fortifié. Le pont de pierre qui permet de franchir la Bassanne porte un " T " (le Tau grec) gravé dans la pierre d'angle, autre symbole des Antonins. Ce même symbole se retrouve dans l'église à la deuxième travée. A la première travée , on trouve une croix de Malte, symbole de l'ordre, qui prit en charge la commanderie à partir de 1776. Cette dernière a subi bien des outrages au cours des siècle mais le moulin du XIIIe siècle est toujours là ainsi que le pont du XIIe. Les vieux murs ont été conservés lors de la reconstruction des bâtiments religieux aux XVIIe et XVIIIe siècle.

Bazas commence à se développer sur un éperon rocheux au IVe siècle. Au Moyen Âge, la ville est une place forte qui s'ordonne autour de la grande place du marché que domine la grande cathédrale Saint-Jean-Baptiste. Bazas devient une ville épiscopale dès le Ve siècle et possède une longue tradition hospitalière liée à sa situation sur le chemin de Compostelle. Le premier édifice religieux construit en bois remonte au Ve siècle et correspond avec la venue du premier évêque à Bazas. Les normands le brûlèrent au IXe siècle.

Dédiée à saint Jean-Baptiste dont elle conserve le sang en relique, la cathédrale, de style roman, reconstruite, attire de très nombreux pèlerins. Devant cet afflux, l'évêque Arnaud de Pins décide en 1233 de faire construire un édifice plus grand qui, de style gothique, ne sera achevé qu'un siècle plus tard. La façade qui ferme la grande place du marché est particulièrement monumentale avec son porche central qui reprend le thème traditionnel du Jugement dernier et les deux portails latéraux consacrés respectivement à la Vierge et à saint Pierre. Les quarante-quatre statues qui ornaient les niches ont été saccagées ou ont disparu lors des affrontements avec les huguenots, puis, à la Révolution. La rosace en style flamboyant qui domine la façade ainsi que la partie haute datent du XVIe siècle.

La cathédrale Saint Jean-Baptiste a été classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco en 1998. Vous ne manquerez pas de découvrir aussi la grande place du marché autour de laquelle sont édifiés maisons et hôtels particuliers et dont l'ensemble demeure harmonieux et élégant. La visite de l'hôpital Saint-Antoine, situé à l'écart du centre-ville, et qui avait pour vocation d'accueillir les malades et les indigents, complétera l'intérêt que suscite Bazas. L'apothicairerie de l'établissement date du XVIIIe siècle, elle présente une prodigieuse collection de verreries, de pots de faïence, de récipients divers, comprenant bouteilles, carafes, fioles et piluliers qui étaient utilisés par la pharmacie de l'hôpital.

Office du tourisme de l'étape :