Activités provinciales


Visite de Besse

22 Juillet 2017


En cours de rédaction

  

Visite d' Arlanc

10 Juin 2017


En cette belle journée du 10 juin, nous sommes vingt-deux participants pour vivre cette sortie organisée par notre confrère André Friteyre. André a prévu un programme dense et riche en matière de patrimoine.
Au menu, trois églises et le musée de la dentelle.

Commençons la découverte de l’église Saint-Pierre d’Arlanc

La façade

Lorsque nous sommes devant la façade de cette église, nous nous apercevons qu’il y a eu plusieurs phases de construction et des remaniements.  En attestent les différences de parements, pierres, granites et schistes de la région, fenêtres et contreforts.
Les deux contreforts de chaque côté du porche central définissent l’église primitive à nef unique datant des années 1040 à 1150. Les deux autres contreforts, l’un à droite, l’autre à gauche, soulignent l’extension de l’édifice qui a aussi été surélevé.
De l’église primitive, restent les deux fenêtres centrales et les deux fenêtres latérales dont l’une est auréolée d’un cordon de billettes.
En résumé, l’église du prieuré fondé en 972 fut reconstruite au XIIème siècle et remaniée moult fois notamment par l’adjonction de chapelles aux XVème et XVIème siècles le long des bas-côtés et par les phases successives de construction, destruction, reconstruction et nouvelle destruction (en partie) du clocher. A l’origine, existait en effet un clocher campanile dit « clocher à peigne » en Haute Loire. A la contre-réforme des XVème et XVIème siècles, la population en augmentation nécessita l’extension de l’édifice.
Un cimetière primitif s’étalait le long de l’église. Trop exigu, il fut abandonné. Un nouveau fut établi hors agglomération.
Sur cette façade, une pierre sculptée énigmatique, un chapiteau représentant « la mauvaise parole » et la statue de Saint Pierre vieille de plus de 800 ans.

Arlanc

Arlanc eut deux centres de développement. Au sud, la ville autour de son château fort fut bâtie sur un éperon barrant les vallées de la Dore et de la Dolore (il n’en reste rien). La ville était habitée par les « bourgeois » et le bourg plus populaire au nord s’était développé autour du prieuré fondé au Xème siècle (entre 950 et 1150) par Hugues de Montboissier, dit le « Décousu », un des plus puissants seigneurs de la contrée au moyen-âge. Hugues avait beaucoup de choses à se faire pardonner. Il alla à Rome où le pape lui accorda des indulgences plénières sous certaines conditions. Au retour, en France, il devait fonder en Piémont un monastère, Saint Michel de Cluse. Il en ramena trois moines et les installa à Sauviat, Cunlhat et Arlanc où il créa des prieurés dépendant de l’abbaye piémontaise.
Arlanc, un peu plus tard en 1184, reçut la visite de l’archevêque de Bourges, dont dépendait l’Auvergne.
Encore plus tard, en 1832 est inaugurée la route « Moulins-Le Puy ». Peut-être suite à la création de cette route, 16 maisons furent détruites rompant « la coquille d’escargot » que représentait le bourg autour de l’église.

Entrons dans l’église

La nef centrale primitive est entourée de deux nefs latérales du XIIème siècle. A l’origine, sa couverture était en planches et la voûte de pierre fut édifiée quand furent construites les deux nefs latérales.
L’église primitive n’était pas tout à fait orientée comme celle dans laquelle nous entrons. Ceci est prouvé par l’axe de la crypte, crypte antérieure à la construction du XIIème.
Ce qui frappe, ce sont les galbes des deux colonnes à l’entrée du chœur. Ce galbe fut occasionné par le poids du clocher carré édifié au XVème siècle. Autre remarque : de nombreuses colonnes ont leur base tronquée. Ceci est dû au besoin d’installer des bancs pour gagner de la place aux XVème et XVIème siècles, période de prospérité d’Arlanc.

Les chapiteaux

Nombreux sont ceux à feuilles d’acanthe. D’autres sont historiés :
- l’un montre deux lions affrontés,
- un autre à trois visages, qui seraient le symbole de la trinité,
- un troisième détache un homme aux jambes écartés et bras levés à côté d’un sonneur de trompe et représentation de Daniel dans la fosse aux lions (Daniel est, peut-être, représenté malaxant entre ses mains une boule empoisonnée pour donner aux fauves),
- un quatrième, plus classique, représente une sirène bifide,
- d’autres représentent la bonne et la mauvaise parole, des fleurs ou des serpents sortant de la bouche d’une tête.

La croisée du transept et le clocher

Au XVème siècle, a été détruite la coupole sur trompe pour élever un clocher. On a depuis un plafond en charpente.
On sait que Couthon voulut détruire tous les clochers, afin d’égaliser en hauteur tous les bâtiments des bourgs. On s’aperçut cependant que les clochers servaient de triangulation pour établir les cartes d’état-major. On arrêtera donc leur destruction. Ce clocher du XVème fut donc détruit à la Révolution en 1793. Il fut remplacé par l’actuel, sous la restauration en 1823/1826.
De construction trop massive, il a été amputé de sa flèche en briques rouges du pays (d’où le surnom de «carotte») qui mesurait 25 mètres en 1950.  Pour sa réfection, l'écrivain Henri POURRAT mobilisa la région.
Les cloches : Une du XIIIème ou du XIVème siècle montrant les armoiries du seigneur d’Arlanc serait la plus vieille du diocèse de Clermont-Ferrand. Trois autres sont antérieures à la Révolution dont une datant de 1492. Ces cloches auraient été sauvées par les femmes du pays.

Les vitraux

Ils sont du XIXème siècle. Un des maîtres verriers se nommait Tourlonias (un nom du pays).

Le mobilier

-    du XVIème siècle : vierge de piété en marbre
-    du XVIIème siècle : châsse de Saint Mary en bois sculpté, peint et doré, vandalisé à la révolution, fut mise à l’abri par de braves femmes.
Une autre châsse reliquaire, celle de Saint Pierre, sous l’autel.
Ces châsses ont été réinstallées comme les statues, sous Napoléon 1er
-    du XVIIIème siècle : statues de Saint Roch, Saint Mary, Saint Jean Baptiste, Saint Austremoine, bois peint doré
-    du XIXème siècle : Saint Elidie et une paire d’anges portant des cierges

Retournons à l’extérieur pour contempler le chevet :
- un sarcophage en granite du VIIIe siècle trouvé sur les bords de la rivière Dolore,
- du prieuré originel restent un puits et la cheminée

Nous nous rendons ensuite à Beurières pour visiter l'église Sainte-Marguerite

L’étymologie de Beurières hésite en « brebis » et « biber, le castor ».
Beurières est un village qui compte 330 habitants. Notre première vision de l’église se cantonne au mur sud où nous apercevons les chapelles latérales du XVème et XVIème siècle. Furent rajoutés les modillons d’origine pour soutenir la corniche de ces chapelles. La sacristie s’est greffée en 1778.

Cette église sous le patronage de Sainte Marguerite figure en 1096 dans les possessions du prieuré clunisien de Sauxillanges. A l’origine, elle était dédiée à la Vierge. Au XIIème siècle, reconstruite, elle prit le vocable de Saint Marguerite alors que le patron de la paroisse est Saint Eutrope.
On a affaire à un bâtiment de type vellave, église en général surbaissée dans laquelle on rentre par un escalier de plusieurs marches (Saint Pierre d’Arlanc est une exception).
Deux chapiteaux, face à face, ornent le portail d’entrée sud. Ils représentent d’un côté la bonne parole, fleurs sortant de la bouche du personnage, et de l’autre côté, l’écoute, individu aux grandes oreilles.

L’intérieur est très décoré, et a bénéficié d’une réfection complète récemment. Face à l’entrée, voûte et colonnes aux roses stylisées et bande de couleur noire ceinturant presque tout l’édifice. Il s’agit d’un motif appelé "litre" funéraire, ceinture funèbre posée sur les murs intérieurs d’une église pour honorer un ou des défunts. Ici peut-être en raison d’une grande épidémie de peste (ou autre) en 1348, ayant décimé 50% de la population.

La nef unique avec arcs doubleaux présente des colonnes engagées avec des chapiteaux peu historiés. Au XVème siècle, un agrandissement d’une travée près du chevet établit l’aspect d’une croix latine.
La porte d’entrée primitive à l’ouest a été bouchée.
La restauration d’une peinture murale du chœur au XIXème siècle dégagea une autre peinture murale sous-jacente, plus ancienne, représentant le Christ en gloire entouré des quatre évangélistes qui portent des phylactères.

Dans le chœur un chapiteau à trois têtes.    
Les deux chapelles latérales présentent des retables à colonnes cannelées du XVIIIème siècle qui proviennent du prieuré voisin de Chaumont.
Enfin à gauche du chœur encastré dans le mur une plaque en pierre représentant peut-être un labyrinthe (trois carrés druidiques concentriques ?)

Des nourritures spirituelles passons aux nourritures terrestres. Nous avons bien « ripaillé » à l’auberge de Ripailleur.

Les agapes achevées, nous entamons l’après-midi, avec une troisième visite à l’église de Dore avec son très beau porche à côté duquel est une « Cippe » c’est à dire une stèle funéraire gallo-romaine en l’honneur d’un certain Pristinus.
Les pentures de la porte (bandes métalliques qui soutiennent la porte) seraient dues au même forgeron que celle d’Auzon.

L’après-midi se poursuit, nous faisons « dans la dentelle » au musée d’Arlanc.
Les œuvres de ces dentellières sont si magnifiques que l’on en reste sur le « carreau ». Cette profession, menacée de disparition sous le règne de Louis XIII, fut remarquablement défendue par le Jésuite Saint François Régis. Un chemin existe entre Le Puy et Lalouvesc en Ardèche, aller-retour. Certains d’entre nous l’ont déjà parcouru.
Ensuite, André Friteyre nous invite à admirer une exposition consacrée aux objets liturgiques. André appartient en effet à la commission diocésaine chargée d’inventorier toutes les richesses des églises du département du Puy-de-Dôme.

Les plus courageux achèvent cette journée en allant visiter « Un jardin pour la terre ». Sur ce planisphère géant de plus de 6 hectares, unique en Europe, les visiteurs sont conviés à un véritable tour du monde à la découverte d’une collection sans cesse enrichie de 2000 variétés de plantes restituées sur leur continent d’origine.

Prochain rendez-vous le 21 juillet prochain dans le massif du Sancy pour découvrir la cité médiévale de BESSE.

ULTREIA !!

Jacques Pourreyron
Commandeur Auvergne

L'église Saint-Pierre à Aralanc Saint Roch en son église Les magnifiques fresques de l'église de Beurières La belle église de Dore La croix des jacquets

 

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Visite de Brioude

27 Mai 2017


En ce samedi du 27 mai 2017, quatre membres de notre confrérie avaient rejoint le groupe des pérégrinants « Via arverna » pour découvrir ou redécouvrir la superbe basilique Saint-Julien de Brioude. Nous étions donc douze, en cette belle matinée pour écouter notre remarquable guide, Madame Françoise PIERRON.

Un peu d’histoire

Il convient de prendre de la hauteur, c’est l’invitation faite par notre guide en nous rendant au dernier étage de l’office de tourisme qui offre une très belle vue sur le chevet de l’abbatiale.

En 304 de notre ère, le soldat romain Julien qui serait venu évangéliser la région, est décapité près d’une fontaine puis inhumé à l’emplacement de la basilique actuelle. De nos jours, sa fête est célébrée le dernier W.E. d’août.

Cette basilique, lieu de pèlerinage, a été construite sur le trajet sud-nord du « cardo maximus » principal axe des villes romaines. En fait, le quartier romain d’alors se situait plus au sud. Existait-il auparavant à Brioude un temple païen ? toujours est-il que le corps du martyre Julien fut enseveli dans le cimetière le plus proche, à la sortie de la ville, à proximité du ‘cardo », au nord, par deux vieillards Arcons et Ilpize qui retrouvèrent alors la vigueur de leur jeunesse nous dit Grégoire de Tours au VIe siècle.

Le tombeau de Julien devint vite un lieu de culte et de pèlerinage. Une fouille au chevet de l’église a mis au jour un baptistère du VIe siècle, ce qui est très rare en France. Un mausolée présentant six colonnes avait été construit sur le tombeau du saint, suite à un don d’une riche famille de l’époque. Il est à noter qu’une tombe à l’épitaphe d’une brivadoise, "Grunsa" a été découverte dans le secteur. Grunsa serait morte au VIe siècle à l’âge de 18 ans.

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La basilique Saint-Julien La magnifique nef En ville... Charmante ruelle dans le vieux Brioude Pont sur l'Allier

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Pérégrination sur la Via Arverna

25 et 26 Mai 2017

L’an dernier, pour l’Ascension, trois membres de notre confrérie, province d’Auvergne, décidaient de découvrir une nouvelle voie jacquaire qui relie Clermont-Ferrand à Cahors en vingt étapes. Cette voie très originale et malheureusement trop méconnue, dénommée Via Arverna traverse le Massif Central par les magnifiques terres de la haute Auvergne (Haute-Loire, Cantal). Donc, l’an dernier, nos confrères et amis, M-C Rothier, B. Lefils et B. Raynaud entamaient cette nouvelle pérégrination jacquaire, au départ de la superbe basilique de Notre-Dame-du-Port pour atteindre, en deux étapes, la célèbre abbatiale romane Saint-Austremoine à Issoire.

Cette année, le trio a été rejoint par quatre nouveaux consœurs et confrères pour poursuivre cette belle aventure confraternelle. Groupe auquel s’est ajouté, notre confère et ami Michel Le Corps qui avait proposé une …assistance logistique. Au programme, deux nouvelles étapes Issoire/Jumeaux et Jumeaux/Brioude.

Donc, le jour dit, le jeudi 25 mai 2017, à 7 h 45, précises, le groupe prit le départ face au chevet de l’abbatiale Saint-Austremoine.

Nous connûmes une première surprise, après la montée au village du beau village du BROC, quand, après près de 2 heures de pérégrination en zone boisée, nous atteignîmes une petite route asphaltée et découvrîmes, avec étonnement que Le Broc était …800 m.au dessus de nous !! Mi dépités mi amusés, nous avions raté un jalon de balisage dans la forêt et nous avions effectué une large épingle à cheveux, quasi retour à la case départ. Nos consœurs, assez taquines, rappelèrent que le commandeur d’Auvergne et le Grand Commandeur avaient pris soin, la veille, d’acheter la dernière carte IGN au 1/25000… Bref, on aurait pu en plaisanter en se disant que nous avions effectué un « tour de chauffe », quoique la température quasi estivale était déjà présente et l’étape que nous devions parcourir, afficher …les 30 km.

La deuxième surprise, après avoir franchi l’autoroute, suite à notre retour en arrière, se solda par une longue ligne droite de bitume, sous un soleil déjà ardent, jusqu’au Breuil-sur-Couze.

La troisième divine surprise, après avoir fait appel à notre ange gardien Michel pour nous conduire, par deux rotations jusqu’au village de Mailhat, s’étala sur une table derrière l’église avec un buffet, digne d’assouvir la faim d’une collégiale de chanoines.

La quatrième fut de ne pas s’être trompé pour parcourir les derniers kilomètres sous une chaleur étouffante avant d’atteindre Jumeaux.

Enfin, la dernière surprise de cette première étape fut l’accueil sympathique que nous réservèrent les propriétaires de l’hôtel, « le Bravard ».

Une fois installés, douchés et changés, nous pûmes, les forces retrouvées, arpenter ce village. Jumeaux vient du latin « gemellus » employé pour désigner deux villages jumeaux : Les Rochelles et Aubette qui se réunirent au XVIe siècle pour former un seul bourg. Jumeaux connut une importante activité de construction fluviale de la seconde moitié du XVIIème siècle jusqu’à l’arrivée du chemin de fer. Des centaines de « sapinières », barques à faible tirant d’eau étaient fabriquées et permirent à l’Auvergne, d’exporter ses produits (charbon, bois pour la Marine royale, lin, vin…) vers le val de Loire et Paris en remontant l’Allier.

La deuxième étape de cette modeste pérégrination jacquaire se déroula comme prévu. Point de surprises. Toute la journée, nous flirtâmes avec notre « fleuve » auvergnat, l’Allier sous un soleil de plomb. A l’heure de la pause méridienne, notre ami Michel, fidèle ange gardien était fidèle au rendez-vous pour le casse-croûte. A la fin de l’étape, nous fîmes quelques zig et zag sur la petite route goudronnée qui dessert les faubourgs de Brioude, ce qui éprouva un peu, la troupe, mais tout se termina à la terrasse du premier bar brivadois pour apprécier la fin de l’étape et siroter une boisson rafraichissante.

Puis, belles et confortables, les chambres de l’annexe de l’hôtel de la Poste nous accueillirent. Le soir, un délicieux repas nous attendait dans un cadre agréable. Les gourmands se souviendront longtemps de la qualité des desserts. Comme le fit remarquer, notre Grand Commandeur, à raison de deux étapes par an, nous atteindrons Cahors…dans huit ans.

Nouveau rendez-vous est déjà pris pour l’Ascension 2018 !! Alors, plus que jamais, Ultreia !

Jacques Pourreyron
Commandeur d’Auvergne

Départ devant l'abbatiale Saint-Austremoine à Issoire Conférence au sommet... Arrivée dans le beau village du Broc L'église Saint-Géraud à Auzat-sur-Allier En hommage à Mandrin, brigand du XVIIIe siècle, qui a fait à Brioude un passage remarqué en 1754.

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Visite de Manglieu

18 Mars 2017


En ce samedi du 18 mars 2017, vingt jacquets sont au rendez-vous devant la petite place de Manglieu, face à l’abbatiale Saint-Sébastien pour une visite que nous commentera notre guide, Madame Marie-Cécile MAILLARD.

Au préalable, un peu d’histoire s’impose

Avant le christianisme, cet endroit était pour les Celtes un lieu sacré dédié à une divinité en relation avec l’eau, due à la présence de la rivière Ailloux. Puis un certain MAGNUS, prête ou ermite, parti à Rome, (date imprécise VIIème siècle ?) en revient en rapportant dans un sac de la poussière de la tombe de saint Sébastien. Quand il décida de reprendre son chemin, il ne put retirer le sachet qu'il avait accroché à la branche d'un arbre. Devant cette impossibilité, il eut la révélation qu'il devait construire en ce lieu une église consacrée à saint Sébastien. Pour Gabriel Fournier, historien archéologue, le nom de la cité viendrait du latin Magnus locus qui signifie « lieu important, célèbre ».

Au milieu du VIIème siècle, Manglieu appartenait à la famille de saint Genès qui fut évêque de Clermont et fonda un monastère. Quelques années plus tard, un autre évêque de Clermont, saint Bonnet s’y installa. Charlemagne serait passé à Manglieu. C’est à cette époque carolingienne que l’église du monastère prit le vocable de Saint-Sébastien.

Il est temps de visiter

L’église a connu d’'importantes restaurations à partir du XIIème siècle. Il en subsiste un narthex avec tribune à l'ouest qui reprend l'architecture qu'on peut voir dans les grandes églises d'Auvergne et s'ouvrant sur la nef centrale par trois arcades en plein cintre, et par deux arcades sur les nefs latérales. Il comprend trois vaisseaux. Le mur occidental de la travée centrale de la tribune est creusé de deux niches cintrées ressemblant à des absidioles. On retrouve à Notre-Dame-du-Port, à la tribune occidentale de Saint-Benoît-sur-Loire et à Romain-moutier. Le clocher carré surmontant le narthex a été remonté, vers 1610, par l'abbé Guillaume II Montmorin d'après la Gallia Christiana.

Le chœur est la partie la plus ancienne (VIIème siècle), de couleur beige clair, il se termine par un mur plat. Ce chœur est l'église mérovingienne construite sur un plan presque carré (7,14 m x 7,17 m). Il est ouvert sur la nef par un arc triomphal orné par deux colonnes antiques en marbre cipolin portant des chapiteaux corinthiens en marbre des Pyrénées inspirés de l'antique. Le plafond est recouvert d’un lambris datant de 1925. Poursuivons notre déambulation. Le tabernacle est du XVIème siècle. Nous admirons un sarcophage carolingien avec chevrons et chrisme que des spécialistes font remonter au commencement du VIe siècle. Une draperie attire notre attention, le Christ est représenté, sans bras, jambes coupées ; il a un visage apaisé. Sur le bas-côté Est, une grande vasque romane est présente. Nous montons à la tribune où nous dominons la perspective de la nef et du chœur. Ensuite, notre guide nous conduit côté de l’abbatiale pour découvrir les derniers vestiges du cloitre. Très peu de choses…A la Révolution, le monastère fut légué à l’Hôtel-Dieu de Clermont, notamment les terres et forêts. Durant la seconde Guerre mondiale, ces forêts furent exploitées par l’entreprise Michelin pour produire du charbon de bois.

Notre matinée culturelle et spirituelle étant achevée, place à la convivialité au restaurant de la Place à Saint-Babel, sur les terres de notre confrère Paul RODDIER.

A la découverte du château de la Chaux-Montgros

Les agapes ayant pris fin, notre journée n’est pas finie. Le programme de l’après-midi est réservé à la découverte du château de la Chaux-Montgros sur le territoire de la commune de Sallèdes. Et pour nous conter cette histoire chaotique de cette construction charnière entre « château-forteresse médiévale » et « château-grande résidence rurale », construction Renaissance d'influence italienne du début du XVIème siècle, nous avons choisi, l’ancien maire de la commune, le président actuel de l’Association Renaissance du Château de La Chaux-Montgros (A.R.C.M.) Pierre COURTESSEYRE.

Nous quittons donc Saint-Babel pour nous rendre, quelques kilomètres plus loin, sur site. Le Château de La Chaux-Montgros apparaît, majestueux, à flanc de colline, dominant le vaste Pays du Comté d'Auvergne, et, au-delà, les plaines de la Limagne, les Monts Dômes et la Chaîne du Sancy. Il se détache dans un cadre de paysage et de prairies, et dessine, à l'orée de la Forêt de la Comté, sa silhouette miraculeusement intacte mais cependant découronnée... Pierre Courtesseyre, véritable passionné, infatigable défenseur de ce château qui constitue, d'avis unanime, un monument majeur unique en Auvergne (et vraisemblablement unique en France…) va nous entrainer, avec grand humour et fort talent…dans les secrets de ce curieux château.

Laissons-nous emporter par sa verve… Pierre nous relate, avec force détails le destin chaotique, alternant les périodes fastes et néfastes pour finir presque à l’état de ruines après la Seconde Guerre mondiale, à partir de laquelle la situation va rapidement s’aggraver. Les deux tentatives de sauvetage, dans les années 1970 et 1990 se sont essoufflées, tant la tâche est immense et contraignante pour les bénévoles, même les plus passionnés…

En août 1990, M. Christian PREVOST MARCILHACY, inspecteur des Monuments Historiques au Ministère de la Culture et de la Communication, s'exprimait en ces termes, dans un courrier adressé au Directeur Régional des Affaires Culturelles : « Lors d'une tournée dans le Puy-de-Dôme, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un ensemble d'un grand intérêt, témoignage superbe de la Renaissance en Auvergne un projet architectural d'envergure dû à un maître très savant... ». Dans les mois qui suivirent, commentant la visite qu'il avait faite de l'édifice, il écrivait : « J'ai été frappé par sa masse imposante, par sa parfaite insertion dans le paysage et par la composition monumentale constituée par les terrasses et les escaliers devant la façade... par la modénature des éléments architectoniques et la qualité des enduits qui contribuent à rendre très souhaitable la sauvegarde de ce bâtiment de grand caractère ». Vaste corps de logis rectangulaire flanqué à chacun de ses angles d'une tour circulaire, il devait avoir fière allure à l’époque avec ses « hautes toitures, ses hautes combles et ses quatre tours couronnées par des lanternons ».

L’ensemble des travaux, estimés à plusieurs millions de francs de l’époque et d’euros d’aujourd’hui, a été financé en utilisant toutes les possibilités offertes : subventions publiques, aides privées, sponsoring, mécénat, chantiers d’insertion, de jeunesse, compagnonnage, etc.

Aujourd’hui, on peut affirmer que le château de la Chaux-Montgros est sauvé, grâce au travail des bénévoles de l’association A.R.C.M., de l’action incroyable d’un homme, Pierre Courtesseyre, qui de par ses fonctions de maire de Sallèdes, puis, actuellement de président de l’association n’a cessé de se battre sur tous les fronts, juridique, municipal, médiatique pour qu’un jour revive ce château. Seul patrimoine classé Monument historique de la commune de Sallèdes, le château est aujourd’hui connu et admiré pour son site, son architecture unique et originale, son authenticité et la chaleur que dégagent les lieux.

La tâche demeure immense mais la volonté de Pierre est toujours intacte, alors continuons à être à ses côtés pour faire connaitre cet édifice remarquable d’Auvergne et tenter de mobiliser de nouveaux fonds pour continuer le chemin…de la renaissance. Ultreia !

Jacques Pourreyron
Commandeur d’Auvergne

Bernard Lefils
Grand Commandeur

L' abbatiale Saint-Sébastien Autre vue de l'abbatiale Intérieur de l'abbatiale Le temps d'échange et de convivialité... Le château de la Chaux-Montgros

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Visite de Billom

18 février 2017


Il est 10 heures du matin ce samedi 18 février 2017 : l’aigle impérial posé entre deux bâtiments de la mairie de Billom nous attend avec notre guide Gérard SENEAUX.
Cet aigle érigé sous Napoléon III, au sommet de l’hôtel de ville, a subi la défaite du Second empire en 1870. Il fut enlevé et acheté par un négociant, il est revenu mais privé d’envol…

Notre balade dans le « Billom médiéval » peut débuter sous un soleil quasi printanier. Au Moyen-Age, Billom était la quatrième «bonne ville» d’Auvergne après Clermont, Montferrand et Riom. Elle était une ville universitaire, la quatrième de France après Paris, Montpellier et Toulouse ; elle compta jusqu'à 2 000 étudiants entre le XIIème et XVème siècle ! A l’époque, Paris accueillait moins de 10 000 étudiants.

Nous entrons par la porte des Boucheries. D’étroites rues nous promènent au milieu des maisons médiévales à encorbellement. Si nous ne tenons pas le « haut du pavé », nous avançons parmi les anciens étals, le long de la rue des boucheries, rue saint Jacques, rue des pèlerins (authentique !!). Maisons à piliers et armoiries au-dessus des portes se succèdent. Quelques fenêtres à meneaux ont disparu, victimes de la fiscalité (notre Grand Commandeur en est tout ému…). Au détour d’une rue, nous apercevons l’église Saint-Loup, actuellement désaffectée. Après un coup d’œil sur le Beffroi du XVème siècle, nous parvenons à l’église Saint-Cerneuf. Tout naturellement nous nous interrogeons pour savoir qui était ce saint.

Sérenus ou Sirenatus était un moine d’Illyrie (royaume des côtes de la rive orientale de l’Adriatique correspondant à peu près à l’ouest de la Croatie, de la Slovénie et de l’Albanie), jardinier de son monastère (il est représenté avec une bêche). Il a vécu au IVème siècle et a été martyrisé. Ses restes auraient été ramenés par Juvénal ou Saint Hilaire (restes jamais retrouvés...) Une autre légende en fait un des compagnons de saint Austremoine. Il aurait interrompu une bataille entre Gallo-romains et barbares, ces derniers commandés par Crocus. A sa mort il fut enseveli dans une peau de cerf (Cerneuf ?).

La collégiale est construite à la fin du XIème siècle ou au début du XIIème siècle. Des travaux considérables sont entrepris au XIIIème siècle pour reconstruire à la place de l'église romane, une église gothique, type poitevin. L’église mesure 52 m de long, 19 de large et 20 m de hauteur. Elle paraît très haute ; cet effet est donné par le fait que les deux nefs latérales sont aussi élevées que la nef centrale. De magnifiques piliers montent d'un seul jet jusqu'aux voûtes.
Le portail d’entrée ouest possède de belles pentures (et non peintures…) identiques à celles de Notre-Dame d’Orcival.

La visite extérieure achevée, nous nous rendons dans le chœur où, confortablement assis, nous écoutons les explications de notre guide.
Ce chœur n’est pas dans l’axe ; l’architecte prétexta que sur la croix, la tête du Christ penche légèrement du côté droit. Les grilles qui entourent le chœur sont du XIème siècle ; on retrouve les mêmes à Conques. Les chapiteaux du déambulatoire ont été sculptés au XVIIIème siècle. Les stalles datent du XVIIème siècle. A cette époque, 72 chanoines siégeaient en cet endroit.
Puis Gérard Senaux nous entraine dans la chapelle de la puissante famille des Aycelin de Montaigut. La décoration de cette chapelle date du XIVème siècle.
Gilles Ier Aycelin de Montaigut, archevêque de Narbonne puis de Rouen, était conseiller de Philippe le Bel. Il mourut à Avignon le 23 juin 1318 et fut inhumé le 17 août 1318 dans ce tombeau classé au titre des Monuments Historiques. Les fresques qui ornent le plafond ont été réalisées au XIVème siècle. Cent vingt personnages y sont représentés.

Nous descendons ensuite dans la crypte. On découvre une citerne centrale. On peut voir aussi deux piliers carolingiens. Un chapiteau gallo-romain fait office d’autel. Au sud une peinture murale du XIIème siècle représente sainte Catherine et le dragon. Sur une des colonnes est inscrite une croix rouge templière.

La collégiale possédait une ampoule contenant une goutte du sang du Christ. Lors de la Révolution, cette ampoule a été brisée par Couthon.
Malgré les pertes diverses pendant la Révolution, la collégiale conserve un important et riche mobilier dont on peut citer les pièces suivantes :
- Tableau représentant Jésus guérissant les possédés.
- Groupe en calcaire sculpté représentant la mise au tombeau de Jésus; ce groupe, à l’entrée de l’église, à gauche, daté de la première moitié du XVIème siècle comprend huit personnages réunis autour d'un sarcophage sur lequel repose le corps du Christ.

Nous terminons cette passionnante visite ; notre guide nous fait observer qu’à la base des colonnes, sont représentées des tortues qui symbolisent la solidité de la foi, dure comme la carapace des tortues. On retrouve d’ailleurs ce même symbole dans les temples bouddhiques.

La tête remplie de spiritualité et de symboles mais le ventre vide, nous nous dirigeons vers le restaurant « Le petit ventre » où la convivialité autour d’un excellent repas nous attend.

L’après-midi, les plus courageux entreprennent une courte pérégrination de 8 km qui les conduit, après une montée… revivifiante au petit Turluron où les attend sainte Anne en la chapelle de la Salette. Puis vient l’instant de la séparation pour mieux nous retrouver le 18 mars prochain à MANGLIEU pour la visite de l’abbatiale Saint-Sébastien.

Ultreia !

Jacques Pourreyron
Commandeur d’Auvergne

Le quartier médiéval Eglise Saint-Cerneuf Nef de l'église Saint-Cerneuf Crypte de l'église Saint-Cerneuf Montée à la chapelle de la Salette

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Qu'il est rassurant d'obéir à des coutumes

13 janvier 2017

Pour la Confrérie, le rendez-vous annuel de l’Épiphanie au Pignolet est sacré. Plusieurs raisons rythment cette célébration. C’est tout d’abord en ces lieux que fut créée, il y a plus de douze ans « La Confrérie Fraternelle des Jacquets d’Auvergne », première dénomination, vite devenue « Confrérie Fraternelle des Jacquets de France ».

En ces lieux où furent célébrées les premières intronisations !
En ces lieux où fut organisé le chapitre du dixième anniversaire de notre confrérie !
Le terroir de " la Confrérie Fraternelle des Jacquets de France" est l'Auvergne et nous l'avons rappelé en cette soirée de célébration de l’Épiphanie.

Avant le repas, au verre de l’amitié, le Grand Commandeur national et le Commandeur provincial ont présenté leurs vœux, retraçant les épisodes marquants de l’année écoulée et brossant, à grands traits, le programme des activités pour le premier semestre 2017.
Puis, les agapes se sont déroulées dans la plus fraternelle des ambiances. Nous nous étions mis « sur notre 31 » comme le fit remarquer notre Grand Commandeur. Malheureusement, le virus grippal ayant prélevé 3 de nos confrères, nous nous retrouvâmes donc 28 pour partager ce moment de convivialité.
Les couronnes ont été distribuées à chaque table entre « reines » et « rois » dans la bonne humeur.

Tous les participants ont émis le souhait que d’autres réunions s’organisent en ce lieu, chargé d’histoire et d’émotion, empli de beaux souvenirs, au cours de cette nouvelle année.

Jacques Pourreyron
Commandeur Auvergne

 

  

Visite de Châtel-Guyon

10 décembre 2016

Samedi 10 décembre 2016, la Confrérie « auvergnate » est rassemblée tôt le matin à Castrum Guidonis (Château de Guy, comte d’Auvergne, dénommé de nos jours Châtel-Guyon). Il ne fait pas très chaud et notre première visite aux Grands Thermes, sous les explications de Jean IMBERT, est frileuse.

Le Thermalisme à Châtel-Guyon n’est attesté qu’à partir du XVIIe siècle. A cette époque, les sources appartiennent au marquis de Chazeron, seigneur de Châtel-Guyon.
Plusieurs établissements thermaux se succèdent dans une atmosphère de conflits locaux, jusqu’aux thermes actuels qui datent du début du XXe siècle. Le hall qui nous accueille est magnifique ; il a une superficie de 200 m2 et une hauteur de 9 mètres se terminant par une voûte en stuc aux caissons ornés de rosaces avec deux escaliers aux courbes gracieuses. Le sol est couvert de mosaïques et de carreaux de grès. Les murs portent des carreaux de faïence polychrome et des frises en émaux or, vert et bleu.
Parmi les curistes célèbres, l’Histoire a retenu celui de Guy de Maupassant qui retrace dans son roman « Mont-Oriol », (1887) au sein du monde des affaires et des médecins, les péripéties de la « guerre des sources ».

Des soins du corps, les Grands Thermes, nous montons aux soins de l’âme, à l’église Sainte-Anne. Cette église paroissiale a été réédifiée au milieu du XIXe siècle à l’emplacement de l’ancienne chapelle du château comtal. A l’intérieur, les décorations murales nous étonnent par leur superficie et nous ravissent.
Elles ont été réalisées durant l’hiver 1956 par le peintre russo-estonien Nicolas GRESCHNY, dans la pure tradition byzantine. En 1945, cet artiste seul et exilé de sa patrie, devenue une république soviétique, s'installe dans le Tarn, crée un atelier d'iconographie et orne plusieurs églises de fresques.
Greschny s’empare de la totalité des voûtes et des murs pour donner libre cours à son talent. Il peint des scènes tirées de l’Ancien et du Nouveau Testament. Certains personnages empruntent les traits des habitants de Châtel-Guyon de l’époque de la réalisation.
Théologie et humour caractérisent ces représentations et notre guide Guy Estival nous transmet son enthousiasme. Il nous fait remarquer que les vitraux de l’église ont été réalisés en cristal de Baccarat.

Notre esprit est rassasié mais notre corps réclame. La pause méridienne permet de partager un très bon repas à l’hôtel de Paris.

Mais, il est déjà 14 h, la culture est intransigeante !! Pascal Piera, guide-conférencier commence la visite par le théâtre, symbole de la Belle Époque, entièrement rénové en 2013.

Ensuite, nous suivons Pascal qui nous entraîne dans les rues de Châtel-Guyon entre maisons et hôtels de luxe du XIXe siècle, la grande époque du thermalisme.

La journée s’est déroulée entre patrimoine et convivialité, deux points forts de la Confrérie.

Ultreia !

Jacques Pourreyron
Commandeur d’Auvergne

Les Grands Thermes Les Fresques de l'église Sainte-Anne Le Théâtre après sa rénovation Ancien hôtel de luxe datant d'un thermalisme florissant Belle demeure particulière

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A la recherche de Pierre le Vénérable

24 avril 2016

Infatigables chercheurs et friands de nouvelles découvertes, nos jacquets auvergnats sont partis à la recherche de traces laissées par Pierre le Vénérable et ont abouti le samedi  23 Avril à Sauxillanges  qui fut, dès le Xe siècle, un centre spirituel des plus importants. En 927, un monastère y fut fondé et devint une des cinq filles majeures de l'ordre de Cluny et dont l'influence s'étendait sur une grande partie de la Basse-Auvergne.
A la Révolution Française, le monastère fut dépecé et vendu. Il fallut attendre 1987, pour que l'association "Pierre le Vénérable" en sauva le fleuron : l'ancienne chapelle Notre-Dame-du-Bois, dite aussi, " Chapelle du Prieur". L'association porte en effet le nom de "Pierre le Vénérable" en hommage à un des grands abbés de l'ordre de Cluny (1122-1156), Pierre de Montboissier, né vers 1092, près de Sauxillanges et entré comme oblat au prieuré. Notre confrérie d'Auvergne avait donc fait le bon choix en se rendant ici pour découvrir (ou redécouvrir) ce site clunisien qu'a tant aimé notre regretté Marcel PICAND qui fut à la base même de la renaissance de ce haut lieu.
Nous remercions très vivement l'Association "Pierre le Vénérable" de nous avoir accueillis dans le cadre de cette belle journée !

La Maison du Patrimoine, ancienne chapelle Notre Dame du Bois Le cloître Arrivée de Pierre de Montboissier, futur Pierre le Vénérable, avec ses parents au prieuré de Sauxillanges (Vitrail du XIXe siècle) "L'Eau-Mère"

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La confrérie d'Auvergne en terre bourbonnaise

Le 5 mars 2016

Nos confrères auvergnats ont quitté leurs terres pour rendre visite à leurs voisins du Bourbonnais et découvrir ainsi le beau village de Charroux, classé "un des plus beaux villages de France" et quelques kilomètres plus loin l'abbaye Saint Vincent de Chantelle. Ces deux localités sont traversées par un chemin secondaire de Compostelle (GR 300) qui relie Vézelay au Puy en Velay en passant par Clermont Ferrand. Nos pèlerins et convers auvergnats ont particulièrement apprécié cette journée ponctuée par un agréable déjeuner pris à "La Ferme Saint Sabastien".... Notre Commandeur de la province d'Auvergne Bernard LEFILS  a été, là encore, un parfait organisateur associant judicieusement le culturel et le gastronomique ce dont aucun de nos confrères présents ne se plaindra.... Vous trouverez, en cliquant sur le lien ci-dessous, le compte-rendu de cette belle journée relaté avec moult détails par notre confrère Jacques POURREYRON toujours à l'affût de tout ce qui touche à l'histoire et dont il sait si bien faire profiter les pèlerins et convers de notre confrérie....

cliquez sur ce lien pour vivre le déroulé de cette journée

De la muraille qui entourait Charroux subsiste  cette tour de guet (XIVe) De belles pierres traduisent avec émotion ce que fut cette bourgade de Charroux... Déjeuner partagé à "La Ferme Saint Sébastien" de Charroux Reconstitution par maquette de ce que fut Chantelle L'abbatiale Saint Vincent de Chantelle

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Plaidoyer pour les abeilles!

le 20 février 2016

Nos confrères Marie Noëlle et Gérard sont passionnés par l’apiculture et, au moment où une lutte est engagée pour la protection des abeilles pour faire  interdire les insecticides néonicotinoïdes qui les tuent et découragent ainsi  les protecteurs de la nature que sont, entre autres, les apiculteurs, nous avons voulu en savoir plus sur leur passion et mieux connaître leur action au sein de ce  secteur méconnu qui pourtant est générateur d’un produit apprécié par tous : le miel !
C’est ainsi que nos confrères auvergnats étaient conviés, le 20 février dernier,  à une rencontre susceptible de favoriser leur connaissance sur l’apiculture et le monde fascinant des abeilles.
Marie-Noëlle et Gérard ont tout d’abord présenté le matériel de base de l’apiculteur, à savoir la ruche : le corps de ruche, les hausses, les cadres de cire destinés à recevoir le couvain, le pollen et le miel.
Gérard a poursuivi sur la colonie et les trois castes d’individus qui la composent, à commencer par la reine, la vraie femelle et pilier de la colonie, son rôle, sa naissance, sa morphologie, sa nourriture (gelée royale), sa fécondation, le déroulé de sa vie….Marie a enchaîné sur les ouvrières, tout d’abord sur leur anatomie qui permet de comprendre comment elles peuvent fabriquer la gelée royale, le miel, la cire, la propolis et comment elles rapportent le pollen. Elle nous a ensuite expliqué les différents métiers  de l’abeille au cours de leur courte vie : nettoyeuse puis nourrice, jusqu’à butineuse, en passant par bâtisseuse, conditionneuse, ventileuse, gardienne….
Un mot aussi de Gérard nous parlant des faux-bourdons, les mâles et de leur vie quelque peu pathétique avant de poursuivre sur le cycle de la colonie selon les saisons, avec l’évolution de la ponte de la reine, les abeilles d’été et les abeilles d’hiver ainsi que les essaimages.
Marie a poursuivi en nous faisant partager leur vécu avec notamment deux anecdotes amusantes concernant des captures d’essaim puis s’est appesantie sur la récolte du miel avant que Gérard nous donne quelques conseils pour acheter du miel de bonne qualité.
Furent ensuite abordés les fléaux qui s’abattent présentement sur les colonies d’abeilles : les trop nombreuses maladies, ainsi que les dégâts imputables aux pesticides, notamment les néfastes néonicotinoïdes (1) avec leurs conséquences : effondrement des colonies entraînant la chute de la production de miel en France depuis 20 ans au point que le pays est passé de l’autosuffisance à l’importation de 65% de ses besoins….
Cette causerie a passionné nos 22 confrères présents au point de n’entendre aucune abeille voler au cours de l’intervention de Marie-Noëlle et Gérard que nous remercions très vivement pour nous avoir introduit dans ce monde méconnu mais bien vivant que représentent  les abeilles qui méritent pleinement notre protection et notre soutien tellement elles sont à nos yeux le symbole de la vie laborieuse et qui, de ce fait, nous les rendent sympathiques et pourtant si fragiles et  à la merci de l’homme pour le meilleur mais aussi pour le pire….
Pour cette dernière raison, les abeilles doivent se mettre sous la protection des leurs meilleurs amis : les apiculteurs et elles encouragent très fortement ceux-ci a être les fers de lance de leur survie en invitant aussi tous les protecteurs de la nature à signer la pétition en cours : pas folle la guêpe !

(1)Vous pouvez signer la pétition en cliquant sur le lien ci-dessous!Merci


Marie présente "la tenue de combat" du bon apiculteur Gérard décrit les différentes parties d'une ruche Gérard: un apiculteur appliqué... Marie: "Y a t-il des questions dans la salle? Les ruches de nos confrères: Marie et Gérard

Pour signer la pétition, cliquez sur ce lien

  

Les confrères auvergnats à l'assaut du château de Saint Floret

6 février 2016

Dans le cadre de ses découvertes mensuelles la confrérie d’Auvergne, sous l’impulsion de son Commandeur Bernard LEFILS, a visité un petit village développé au pied de son château, possession avant 1225 des dauphins d’Auvergne : il s’agit de Saint Floret qui se nommait Roche la Couze pendant la révolution, en raison du verrou rocheux formé par les deux éperons qui dominent la Couze Pavin, petite rivière qui traverse le village. Localisé à 12km d’Issoire, sur la Départementale 26, en direction de Besse en Chandesse ce bourg  apparaît comme sorti d’une carte postale et, enroulé de ses rochers, il ressemble à ces villages du Sud où la lumière fait revêtir des formes différentes selon la saison.
Beaucoup de nos confrères auvergnats ont été surpris de toutes les richesses qu’ils ont pu découvrir et qui se trouvaient pourtant à deux pas de chez eux…. Il est vrai que l’on va souvent chercher bien loin matière à s’enrichir et à s’enthousiasmer alors que les vrais trésors sont à porter de main et font le bonheur de nombreux visiteurs qui, eux, ont parcouru des distances importantes pour apprécier notre richesse locale…. C’est ainsi !
La confrérie tenait à réparer ce genre de choses et il faut reconnaître que la  satisfaction générale fut à la hauteur de l’ambition de notre Conseil Provincial toujours prêt à satisfaire le besoin des confrères désireux de vivre ensemble d’intenses moments d’enrichissement tant culturels que fraternels…
Pour vivre avec nous cette belle journée nous vous invitons à vous rendre sur la galerie de photos que vous obtiendrez en cliquant sur le lien ci-dessous.
Il est évident que nous restons à l’écoute de tous pour répondre aux interrogations engendrées par ce parcours photographique.

Pierre CATOIRE

Cliquez ici pour un peu d'histoire par Jacques Pourreyron

Une belle représentation de Saint Floret Saint Floret se découvre bien avec les arbres sans feuilles en hiver Des confrères attentifs aux dires de la guide Le vieux pont de la Pède enjambe la Couze Pavin Joli point de vue de la colline qui abrite l'église du Chastel

Cliquez ici pour la galerie de photos de Saint Floret

  

L'Auvergne: une province digne de la confrérie !

2 févier 2016

La confrérie de la province d’Auvergne est très active sous l’impulsion de son Commandeur Bernard LEFILS et fait honneur à l’ensemble de la structure nationale….

Une confraternité affirmée entre tous ses membres contribue indéniablement à l’éclosion de nombreuses activités passées ou à venir.

En décembre dernier nos confrères ont eu le plaisir de découvrir (ou redécouvrir) la basilique Notre Dame du Port, un joyau de l’art roman point de départ de la Via Arverna, chemin secondaire de Saint Jacques de Compostelle,  avant de se retrouver autour d’une agréable table d’un restaurant clermontois. L’après-midi fut consacrée  à un cheminement culturel au travers du vieux Montferrand  permettant  aux uns et aux autres d’imaginer  ce que fut la cité au temps moyenâgeux… (A ce sujet nous tenons à remercier chaleureusement l’Association Montferrand-Renaissance de l’aide qu’elle nous a apportée en mettant à notre disposition un guide particulièrement érudit sur l’historique du lieu)

Au début du mois de Janvier et comme il est de tradition au sein de la confrérie nous avons fêté les Rois Mages dans une ambiance festive mais néanmoins appliquée à l’échange, à l’écoute et à la réflexion comme il est de coutume au sein de notre structure provinciale. Il est vrai que l’accueil qui nous est fait au sein de la maison du « Pignolet » à Orcines  favorise une douce et  harmonieuse synthèse entre fraternité, culture et spiritualité….
Aujourd’hui l’Auvergne s’affirme véritablement comme le fer de lance d’une confrérie nationale qui aspire à rassembler, à unir et à favoriser ainsi  le développement d’une pérégrination paisible, réfléchie et fraternelle dans le cadre d’une spiritualité indispensable à la maturation et à l’élévation  de l’individu…


Pierre CATOIRE

Notre Dame du Port: un superbe édifice roman! Le tympan de la basilique Notre Dame du Port A l'occasion  de la fête des Rois: les voeux du Commandeur d'Auvergne Le vieux Montferrand et ses maisons à colombages L'église de Montferrand

Pour découvrir les photos liées à ces activités, cliquez sur ce lien

  

Nous avons osé Auzon !

13 juin et 3 octobre 2015

Les 13 juin et 3 octobre dernier, « en deux fournées » si l’on peut s’exprimer ainsi,  les confrères de la province d’Auvergne ont «  osé » monter de la ville basse  presqu’au bord d’Allier  sur la croupe altière du bourg fortifié d’Auzon…
Tout au long de cette « ascension » s’égrènent les vestiges de la splendeur passée d’une des bonnes villes d’Auvergne. Une bonne ville au Moyen Âge s’administrait librement. Remparts, tours, vieilles demeures, terrasses, jardins, chapelle, halle, château se succèdent…
Le Viel Auzon est situé sur un éperon barré délimité par deux rivières, l’Auzon au nord, le Gaudarel au sud. En préceltique « Aliso, Auza » signifie eau. Le nom du ruisseau aurait-il donné son nom à la bourgade ?Une autre hypothèse étymologique est reliée au gaulois « Also » qui signifie le rocher isolé…Au choix !
Contact entre la vallée de la Limagne de Brioude où coule l’Allier à l’ouest et les premières pentes boisées du Livradois naissant à l’est, Auzon est partagé au Moyen Âge entre deux seigneuries dont le Comte d’Auvergne avant d’appartenir au domaine royal.
Entre deux ruisseaux
Entre deux seigneuries
Entre deux bourgades actuellement
Entre deux surnoms de sa population, les habitants de la ville haute ayant pris le surnom de « mange-prunes », ceux du bas se contentant du pseudonyme de « suce-noyaux ».
L’unité se fait cependant au sommet sur un lieu sacré où trône l’église Saint Laurent. Bâtie au XIIe siècle lors de son rattachement à l’abbaye de La Chaise-Dieu, peut être à l’emplacement d’un ancien édifice, elle est parvenue jusqu’à nous dans son manteau de pierre blonde avec sa Ganivelle ou caquetoire (lieu où l’on cause) donnant accès à la porte, ses chapiteaux (nativité, Daniel et les dragons, vices et vertus, sirènes mâle et femelle, phénix, griffons), ses statues (Vierge de tendresse à l’Enfant et son « doudou », Christ roman aux mains largement ouvertes, saint Verny), ses peintures murales (chœur et chapelle saint Michel)  et sa chaire à l’inscription indéchiffrable : c’est un véritable coffret où s’entassent des trésors inestimables.
J’oubliais qu’entre flâneries du matin à l’ombre de vieux murs et recueillement dans la « lumière » du sanctuaire, nous avons fait une pose dans un bistrot auvergnat « le chti Auzon »…. Qu’importe que le patron soit du nord (notre ex-Grand Commandeur l’est bien aussi) du moment que la soupe est bonne et l’accueil agréable !

Jacques POURREYRON

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Nos confrères redécouvrent  Merlin, Viviane, Lancelot (et les autres...) en terre bretonne

Du 23 au 26 juin 2015

Notre séjour en la belle Province de Bretagne  au sein de l’Abbaye « La Joie Notre Dame » localisée à Campénéac dans le Morbihan du 23 au 26 juin a été un moment très enrichissant et très confraternel de part les activités qui étaient à l’ordre du jour et qui avaient été organisées par trois de nos confrères bretons : Henri, Yvon et Patrick qu’il nous faut remercier chaleureusement pour leur investissement…
Guidés essentiellement  durant notre séjour par Elisabeth et Jean-Claude CAPELLI  nous pûmes nous imprégner des légendes liées à la forêt de Brocéliande et faire ainsi  revivre dans notre imaginaire  Arthur, Lancelot, Viviane, Merlin l’Enchanteur …. mais aussi redécouvrir ce que fut le  monde celte avant l’avènement du christianisme…. Notre druide Jean-Claude fut bien à la hauteur de nos attentes ainsi qu’Élisabeth  qui su parfaitement nous faire découvrir l’église du Graal à Tréhorenteuc
Nos remerciements vont également à Marie TANNEUX, conteuse,  qui su  avec talent nous « transporter » au-delà du réel vers cet imaginaire qui fait rêver et nous fait ainsi oublier  pour quelque temps nos préoccupations d’adulte.
Nous avons aussi apprécié la visite du Centre de l’Imaginaire Arthurien implanté au château de Comper en Brocéliande où là encore nous pûmes apprécier les talents de conteur du guide qui nous amène à penser que la Bretagne est très certainement la terre d’élection  des légendes et des mythes si bien narrés au point de les rendre plausibles…
Enfin nous ne manquerons pas d’évoquer, parallèlement à nos visites et découvertes,  l’intronisation de deux de nos confrères bretons devenus « Jacquets » au sein de la chapelle de l’abbaye ce qui va permettre une solide implantation de notre confrérie au sein de cette belle province de Bretagne qui mérite amplement notre attachement de par ses traditions et son sens de l’hospitalité….

L'arrivée à l'Abbaye "La Joie Notre Dame" L'Abbaye "La Joie Notre Dame" Les deux nouveaux jacquets et le corps des officiants Les deux nouveaux jacquets bretons Les participants aux journées bretonnes

Découvrez les photos de ce séjour breton en cliquant sur ce lien

  

Intronisations de pèlerins en la province d'Auvergne

19 Juin 2015

La province d’Auvergne de la Confrérie des Jacquets de France a procédé à l’intronisation de 3 de ses membres qui sont ainsi passés du stade de pèlerin à celui de Jacquet en la chapelle du Pignolet à Orcines.
La cérémonie fut solennelle et fraternelle comme à son habitude et a consacré de nouveaux pèlerins venus enrichir la confrérie arverne.
Au sein de la Confrérie des Jacquets de France cohabitent « convers », « pèlerins » et « Jacquets ». Il est bon de rappeler d’ailleurs à quoi correspondent ces appellations :
Le « Convers » est une personne qui n’a pas marché sur un chemin de Compostelle pour des raisons qui lui sont propres (elles peuvent être d’ailleurs d’ordre physique) mais qui manifeste de l’intérêt aux activités proposées par la confrérie…. Il peut s’agir aussi d’un conjoint de pèlerin car, bien évidemment au sein du couple, les deux ne sont pas nécessairement enclins à la pérégrination…. De plus la confrérie avait le souci de permettre aux couples de se retrouver ensemble dans le cadre des activités proposées… A noter que le « Convers » peut librement changer de statut et  devenir « Pèlerin » en commençant sa  pérégrination
Le « pèlerin » est celui ou celle qui a débuté ou terminé la pérégrination vers Saint Jacques  et qui place  son chemin dans un  cadre de  spiritualité.
Le « Jacquet » est un pèlerin qui répond aux conditions requises  imposées par la Confrérie  (notamment une pérégrination suffisamment longue  sur un chemin de Compostelle  justifiée par sa crédencial) et qui a manifesté son désir d’être intronisé…. Il reçoit alors les attributs et les habits  du pèlerin au cours d’une cérémonie solennelle  (robe-surcot-chapeau-calebasse-besace-bourdon).
Ce weekend fut clôturé le samedi soir par une chorale de 40 participants qui se produisit à la salle municipale du carrefour « Europe » à Chamalières ce qui fut l’occasion pour tous d’entonner le fameux « chant des pèlerins » : Ultréïa  oh combien cher aux oreilles de tous les pérégrinants !
Merci à tous pour ces heures chaleureuses et confraternelles….

Le candidat "Jacquet" devant les officiants en la chapelle du Pignolet La remise du bourdon au jacquet est un moment émouvant de la cérémonie Le sens de l'orientation est indispensable pour un Jacquet Des Jacquets en habit après la cérémonie Les nouveaux jacquets auvergnats

lien

  

Une stèle pour les bâtisseurs sur le chemin de Saint Jacques

31 Mai 2015

Une statue-stèle du bâtisseur tailleur de pierre a été installée sur le foirail d’Espalion au bord du lot sur le chemin emprunté par les pèlerins de Compostelle sur le chemin de la « Via Podensis »
En présence de quelques 150 invités dont les élus de la région c’est Jacques Chanut le président National de la fédération Française du Bâtiment et René Mouysset Président de l’association des Bâtisseurs qui ont dévoilé cette stèle réalisée par Nicolas Clerget, de l’entreprise Vermorel.
La Confrérie fraternelle des Jacquets de France était représentée par son Grand Commandeur, Michel Larrue, ainsi que par Claudine Buty Grande Maitresse des écritoires et membre du Conseil National, accompagnés de trois confrères du Languedoc, Jean-Pierre Cabarot, Jacques Asmaker et Jean-Pierre Sacrispeyre.
Tous habillés en pèlerins nous avons fait l’objet de nombreuses sollicitations de la part des participants et des médias, presse écrite et parlée. L’occasion de mieux faire connaitre notre Confrérie.
A l’issue des discours René Mouysset a donné la parole à notre Grand Commandeur qui a pu ainsi présenter aux participants notre Confrérie.
Un pot amical a réuni tous les participants, une occasion supplémentaire d’échanges et de partage.
En lien  l’article de Centre Presse qui fait référence à la Confrérie et quelques photos de l’évènement.

Les jacquets de la province du Languedoc avaient tenu à honorer les "bâtisseurs" Le Grand Commandeur Michel LARRUE interwievé par la radio régionale

 

Découvrez l'article paru dans le journal Centre-Presse

  

Royat: Objet de toutes les attentions auvergnates

9 mai 2015

La confrérie auvergnate avait programmé, pour ce mois de Mai 2015,journée  un peu insolite qui sortait quelque peu des "sentiers battus" tout au moins en ce qui concerne la matinée puisque le thème en était "la remontée dans le temps " dans le géoscope du parc thermal de Royat.... "Sentiers battus" ou Chemin de Compostelle, la différente est, à vrai dire, peu sensible pour les "marcheurs devant l’éternel" que sont nos pèlerins et ces heures matinales, quoique très "géologiques", furent particulièrement appréciées des participants.... Après un repas partagé et fort agréable nos confrères revinrent à des visites plus en rapport avec le patrimoine légué par nos bâtisseurs en découvrant l'église fortifiée Saint Léger de Royat complétant ainsi une journée appréciée de tous et dont l' organisateur Jacques Pourreyron  a le secret et qu'il relate lui-même par un texte  que l'on peut découvrir en cliquant sur le lien ci-après....

Le point de départ de notre périple avec l'explication illustrée du géoscope La grotte des "laveuses" La grotte Siméoni ancien captage de l'eau de la ville de Clermont Ferrand L'église fortifiée Saint Léger de Royat Sur ce chapiteau: un épisode de la vie d'Ezéchiel: Sur ordre du seigneur le prophéte se rase la barbe...

Pour découvrir le texte relatant cette journée cliquez ici

  

A la découverte d'un joyau auvergnat: L'église Saint Jean de Glaine-Montaigut

31 Janvier 2015

« La pluie n’arrête pas le pèlerin » dit l’adage populaire et nos confrères auvergnats ont eu bien raison de ne pas se désister ce samedi 31 janvier malgré un temps d’hiver qui incitait à rester bien au chaud  chez soi…
En effet Saint Jacques, leur saint patron, les a récompensés de leur opiniâtreté en laissant percer un ciel couvert par les doux rayons de soleil arverne au moment de la découverte de ce superbe édifice  du XI-XIIe siècle qu’est l’église Saint Jean de Glaine-Montaigut.
Ancienne prieurale Saint Jean l’évangéliste, elle dépendait du prieuré de Sauviat (Puy de Dôme) lui-même dépendance de l’abbaye Saint Michel de Cluse localisé à l’entrée du Val de Suse dans le Piémont sur l’un des itinéraires historiques de la Via Francigèna sur laquelle pérégrinaient les pèlerins se rendant à Rome….
L’abbaye piémontaise fut fondée fin Xe siècle par Hugues d’Auvergne, seigneur de Montboissier, de la famille de Pierre le Vénérable, ancien abbé de Cluny.
L’édifice visité permet de comparaît le 1er et le second art roman auvergnat (les trois nefs étant du début XIe siècle, le chœur du XIIe siècle).
C’est ainsi que le programme de cette journée fut particulièrement alléchant et attractif de part  l’érudition de notre guide Antoine Estienne qui sut particulièrement bien nous faire découvrir et apprécier les beautés de ce haut lieu de spiritualité, son évolution architecturale au fur et à mesure  des siècles et la beauté des superbes chapiteaux, fleurons de l’art roman auvergnat !
Le cul de Four du Chœur de l’église nous montre un véritable trésor de l’histoire de l’art : une fresque d’inspiration byzantine de la fin du XIIe siècle. Il s’agit d’une représentation trinitaire du Christ en majesté, unique en Auvergne, et très rare pour la période romane.
Cette représentation constitue la Deisis, l’une des icônes la plus célèbre du monde byzantin au XIe et XIIe siècle.
Vous pourrez découvrir en cliquant sur le lien qui suit ce texte, les photos de cette journée bien alléchante.
Un déjeuner pris en commun à l’ « Auberge de la Forge » et une sympathique promenade à la découverte de la campagne environnante complétèrent ces heures d’enrichissement et de confraternité. Elles ne demandent qu’à être suivies de semblables, ce dont vont s’efforcer de reproduire Marie-Christine ROTHIER et Jacques POURREYRON toujours attentifs aux souhaits de nos confrères; nous les remercions vivement pour leur disponibilité.

Pierre Catoire

L’interprétation des photos des  chapiteaux est de Gilbert BUECHER

Pour découvrir la galerie photos de cette visite cliquez sur ce lien

  

L'Auvergne aime les "Rois"

9 janvier 2015

L'Auvergne n'a pas failli, une fois encore à la tradition, pour fêter "les Rois" et ainsi permettre aux convers, pèlerins et jacquets de la confrérie de se retrouver au "Pignolet" à Orcines pour passer ensemble  quelques heures bien agréables accompagnées d'un repas préparé avec soin par la maîtresse de ces  lieux : Anne-Marie que nous remercions pour l' accueil et la gentillesse qu'elle sait nous témoigner à chacune de nos venues.

Préalablement à ce dîner les confrères s'étaient réunis pour mettre en place le programme de l'année 2015 et faire connaissance avec les nouveaux membres qui nous ont rejoints dernièrement. Le principe d'une rencontre mensuelle permettant la visite d'un site, puis  d'un repas pris en commun suivi d'une marche  a été maintenu mais ces dernières  pourront être complétées par des soirées 'conférence" sur des thèmes liés à Compostelle,cela va de soi, mais également sur des sujets liés au patrimoine et à l'histoire.Enfin, notre Commandeur d'Auvergne, Paul RODDIER, présenta les confrères composant son Conseil Provincial.

Quatre confrères pèlerins ont souhaité devenir "jacquets" au sein de notre confrérie d'Auvergne. Ils vivront donc en Juin prochain une cérémonie d'intronisation au cours de laquelle leur seront remis les attributs du pèlerin, à savoir la vêture et le chapeau, le bourdon, la calebasse et la besace. Cette solennelle cérémonie se déroulera au Pignolet au sein de la chapelle de l'établissement. Notre confrère Michel LECORPS nous conta l'origine de la fête de l’Épiphanie qui justifie la fête des Rois et sa galette avant que le sort ne désigne nos trois élus de la soirée.

De bien belles heures de fraternité pour nos 32 participants qui ne demandent qu'à se retrouver bien vite pour vivre ensemble de nouveaux et riches moments de fraternité au sein d'une confrérie provinciale très active dont l'Auvergne a le secret...

Le Grand Commandeur d'Honneur, Pierre Catoire, accueille les participants... Paul Roddier, Commandeur de la province d'Auvergne, présente le programme de l'année 2015 Une partie de l'assistance très attentive... Un repas confraternel et chaleureux! Les 'rois' de la soirée: de g à dr: Anne-Marie-Paul-Nicole-Bernard
  

A la découverte (ou redécouverte) de Pont du Château

29 novembre 2014

Favorisée par un temps clément propice à la découverte, cette journée a tenu toutes ses promesses.... Nos confrères furent très surpris par la visite de l'église Sainte Martine, édifice quelque peu méconnu et qui mérite pourtant une bonne attention. Vue depuis la rive gauche de l'Allier, l'église Sainte Martine s'inscrit de façon harmonieuse dans l'ensemble des maisons basses de la vieille ville, sur le long coteau qui descend du château au pont. A l'origine, c'était l'église d'un prieuré clunisien connu depuis le début du XIe siècle.Notre galerie de photos met en exergue l'extérieur et l'intérieur de l'église. La visite achevée notre groupe s'achemina vers un autre édifice  de Pont du Château: l'église de Paulhat localisée dans le quartier des Bartriers (pièce de bois attachée au joug des carrioles) .La visite du musée de la batellerie, après un agréable déjeuner, permit à nos confrères de découvrir le passé fluvial de Pont du Château qui lie son histoire à la batellerie sur l'Allier et qui favorisa, du XVI à la fin du XIXe siècle, l'activité économique de la cité . Commenté avec compétence, cet "antre" marin présente de nombreuses maquettes et objets liés à la batellerie  (sapinières, coches d'eau, chalands...) et dispose également d'une riche collection d'objets des arts et traditions populaires...

Cette journée, organisée par Jacques Pourreyron, fut  particulièrement appréciée de tous les confrères et s'inscrit dans une série de journées  à thème dont sont toujours très friands nos pérégrinants avides de découverte sur le chemin de la vie....auvergnate!

 

Pierre Catoire

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Nos confrères attentifs aux explications... L'église Sainte Martine Nos confrères devant l'église de Paulhat Un déjeuner animé et fraternel Visite du musée de la batellerie

Pour découvrir les photos de cette journée cliquez sur ce lien

  

Le chemin de l'Ermite

30 août 2014

La province de Provence, sous l'impulsion de son Commandeur Pascal Troussier avait bien fait les choses pour cette belle journée consacrée à la découverte des paysages de Cézanne et concrétisée par une agréable marche suivie de la visite du musée Granet d'Aix en Provence. Le compte-rendu de cette rencontre est contenu dans un texte auquel vous pouvez accéder en cliquant sur le lien ci-dessous

 

 

Pour découvrir le compte-rendu de la journée, cliquez sur ce lien

  

La confrérie d'Auvergne découvre le beau village de Chauriat

Le 28 juin 2014

Le charmant bourg de Chauriat a reçu nos confrères auvergnats. Situé non loin de Vertaizon ce village peut s'honorer à juste titre de son passé prestigieux. Avant le Xe siècle, trois églises existaient: l'église Saint Pierre qui n'est plus là aujourd'hui et qui devait occuper l'emplacement de l'actuelle église Saint Julien, l'église Sainte Marie, remaniée au XIIe siècle mais qui a encore des parties carolingiennes et l'église Sainte Marcelle dédiée à une jeune bergère originaire de Chauriat qui fit, selon la tradition populaire, la découverte d'une fontaine miraculeuse et mourut en "odeur de sainteté". A la fin du Xe siècle le Comte d'Auvergne Robert le Pieux fait don de ses terres pour construire l'abbaye en 1201. Pendant la guerre de cent ans et de sévères combats à Chauriat, on construit des fortifications pour protéger la cité et sa population.
Au XVe siècle il y eut de gros tremblements de terre qui devaient fortement endommager les édifices de Chauriat comme l'église de Saint Julien dont on supprima les tribunes. Puis vint la révolution détruisant le clocher reconstruit par la suite en forme de pigeonnier carré. a l'intérieur de cette superbe église on peut encore admirer des peintures murales ocre et jaunes, des chapiteaux , quelques peintures du XIXe siècle  et une belle statue de San Sébastien  du XIVe en bois polychrome. On put encore découvrir une statue de vierge à l'enfant de facture  romane ainsi qu'une statue de Jésus endommagée par la révolution.
Sur la même place que l'église nous entrons dans la Mairie de Chauriat, ancien hôtel particulier qui appartint à Rudel de Miral et qui est richement orné de sculptures évoquant le cosmos, la lune, le soleil et les étoiles faisant penser à des symboles maçonniques .A l'intérieur de magnifiques peintures du XVIIIe siècle, des boiseries, des fresques et une belle cave complètent une agréable visite.
En fin de matinée nous avons eu le plaisir de nous rendre vers une troisième église (Sainte-Marie) transformée en chais et où une chapelle souterraine (ancienne crypte) sert à entreposer les spécialités du propriétaire: le mousseux de la Maison Dhome qui a racheté l'église avec le désir d'en respecter le passé. Elle remonte aux âges mérovingiens. Nos confrères dégustent alors ce mousseux appelé "Cuvée Vercingétorix" sous un magnifique chapiteaux.
Nos participants se rendent ensuite au château de Mezel situé à quelques kilomètres où leur est servi un sympathique repas qui sera un bon moment de confraternité.
L'après-midi et pour achever, ensemble, cette belle rencontre nos confrères se sont rendus à la chapelle Sainte Marcelle où notre guide, Nathalie, que nous remercions très vivement pour son érudition et sa disponibilité, nous conta l'histoire de la jeune bergère qui découvrit la fontaine miraculeuse...
Une bien belle journée qui en suscite rapidement de nouvelles pour découvrir et renforcer ainsi notre belle confraternité.

 

 

Visite relatée par Marie-Christine ROTHIER, Grande Chancelière de la Confrérie

Pour en savoir plus sur Chauriat cliquez sur ce lien

L'église Saint Julien de Chauriat Un chapiteau de l'église Saint Juilien de Chauriat La Vierge et l'Enfant de l'église Saint Julien de Chauriat Le portail de la Mairie de Chauriat Un repas confraternel après la visite de Chauriat

Pour découvrir les photos de cette journée cliquez sur ce lien

  

Une rencontre en Ile de France autour du film "The Way"

5 avril 2014

La journée a débuté à 10h25 par un accueil chaleureux de Christine et Alain GAJAN qui nous ont reçu dans les locaux de leur immeuble situés à Saint Cloud. 28 personnes étaient présentes à cette rencontre qui a tenu toutes ses promesses. Nous vous invitons à lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessous

 

 

Danielle GONTIER -Légat de la province de l'Ile de France

Cliquez sur ce lien relatant cette rencontre

  

Exposition à La Tour de l'Horloge à Issoire (Puy de Dôme) sur le thème: "Chemin(s), par monts et par vaux"

du 8 avril au 26 octobre 2014

"Un chemin, c'est toujours une trouée dans l'histoire, une évasion dans le temps plus encore que dans l'espace.

Chemin des souvenirs et des espoirs..."

Cette exposition, à laquelle participe la Confrérie Fraternelle des Jacquets de France, est une invitation à cheminer à travers les différents espaces de la Tour de l'Horloge afin de découvrir, grâce à une approche ludique et interactive, les différents aspects et fonctions des chemins et leur utilisation d'hier à aujourd'hui.

Le jeudi 28 août à 20h30 la Confrérie de la province d'Auvergne présentera son fonctionnement, ses buts et objectifs liés aux Chemins de Compostelle, sa raison d'être....

 

Pour connaître le déroulé de cette manifestation cliquez sur ce lien

  

Nos confrères auvergnats découvrent Royat et le thermalisme

29 mars 2014

Hortense est une mondaine extravertie, femme de médecin fière de son rang. Hortense a de l’empathie, de la curiosité et de la convivialité. Elle sait tout surtout... et sur tout le monde. De sa voix douce et sucrée, adepte du baise-main, la tête couronnée d’un chapeau à larges bords abondamment fleuri et assorti à sa robe, cette personnalité incontournable de la station prend un plaisir malicieux à raconter les mondanités des grands de ce monde. Elle se présente «Hortense» et se met à sangloter car personne ne croit en son existence. Mais elle insiste: «Je suis bien réelle! Touchez-moi! Vous voyez que j'existe!» Le ton est donné. Elle nous explique que le propre d'une station Thermale est de permette aux gens de la Belle Époque de venir pour voir et se faire voir. On loge au Grand Hôtel. Pour aller aux Bains, on se déplace dans une Boite Véhicule ce qui permet de ne pas être vu en peignoir et un peu décoiffé au retour par le jet de la douche. Un manuel de Bonnes Pratiques vous conseille le peignoir avec un boutonnage à trois boutons, ceci afin de ne pas avoir le temps de se refroidir entre le moment de quitter et de remettre son vêtement. Hortense: «Je me désole de n'avoir pu trouver ce peignoir à trois boutons si chaudement recommandé. Aucun magasin, aucune boutique en ligne ne propose ce genre d'article» Nous continuons la visite du parc. Hortense nous explique la découverte du site et les bienfaits de l'eau minérale chloro-bicarbonatée sodique très riche en gaz et extrêmement minéralisée . Hortense: «La source porte le nom de l'Impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III , qui lors de sa venue à Royat en 1862 et après avoir goutté l'eau Thermale, accepte de donner son nom à la Source de tous ces bienfaits. Dès lors, le maire de l'époque obtint le droit et les fonds nécessaires pour construire des thermes, un parc, un casino, une gare et des belles villas pour attirer les curistes et faire de Royat une grande station thermale. Mais connaissez-vous l'esclandre d'Eugénie faite à Napoléon? Non! Vous ne savez-pas! Figurez-vous qu'un petit chien, ayant échappé à la surveillance de son gardien, viens faire la fête à Napoléon. Eugénie en prend ombrage et questionne sur le champ son époux: «Ce chien vous connaît donc vous connaissez sa maîtresse! Je vous demande de me donner des explications!» On devine la suite» … Hortense nous fait visiter l’Établissement Thermal, le pavillon Saint-Mart et les Bains romains en prenant la peine au passage de nous commenter la fréquentation du Casino à Belle Époque. Hortense: «Les femmes ne sont pas autorisés à entrer au Casino avec les Hommes. Elle disposent alors un pavillon pour se retrouver et parler Chiffons.» Nous terminons la visite par l'histoire du Général Boulanger. Hortense: «Ancien ministre de la guerre, le général Boulanger jouissait d'une grande popularité auprès des patriotes revanchards et des mécontents qui l'avaient surnommé "le général revanche". Son séjour clermontois intéresse surtout la petite histoire, car l'hôtel-restaurant de Royat connu aujourd'hui sous le nom de "La belle meunière" a abrité ses nuits d'amour clandestines avec Madame de Bonnemain qui fut le grand amour de sa vie». Nous nous retrouvons tous au « Paradis » sur les hauts de Royat et avant de nous installer pour le repas, Hortense nous fait un dernier commentaire sur cette bâtisse magnifique.

 

 

Marie-Noëlle Bellin

Découvrez cette visite en photos

galerie
  

Conférence donnée par le Père Michel Bonemaison: "Les pèlerinages"

Le 13 Mars 2014

Le Jeudi 13 Mars dernier de nombreux confrères auvergnats ont assisté, sur invitation de Michel LECORPS, à une conférence donnée par le Père Michel BONEMAISON ayant pour thème "Les pèlerinages". Un repas pris en commun préalablement a permis de faire connaissance avec ce père , membre du Comité d'Administration de  la Société des Africanistes, Bibliste du PIB à Rome et Théologien des Religions.Cette causerie fut particulièrement appréciée par l'auditoire d'autant qu'elle portait sur l'ensemble des pèlerinages toutes religions confondues ce qu'apprécie tout particulièrement notre confrérie nullement enfermée dans une seule confession mais au contraire ouverte à toutes ce qui constitue une indéniable richesse.Le Père Bonemaison nous a donné son accord pour que l'ensemble de son intervention puisse figurer sur notre site et nous lui en sommes gré tant son texte est enrichissant et susceptible d'amener à la réflexion les "cheminants" que nous sommes. Un grand merci Père pour cette agréable et riche rencontre.Par ailleurs, n'hésitez pas à visiter le site du père Bonemaison "L'Arbre à Palabre" à partir de ce lien:http://larbre-a-palabre-de-sabi-tosu.blogspot.com/

 

 

Pierre Catoire

Cliquez ici pour obtenir le texte de la conférence

  

Nos confrères sur les pas d'Albert Camus

le 14 décembre 2013

Nos confrères provençaux ont vécu une bien belle journée qui fut organisée de main de maître par leur nouveau commandeur Pascal TROUSSIER qui a succédé tout dernièrement à Jacques SABATIE. 25 confrères venus des toute la Provence étaient donc présents à cette manifestation qui permis à chacune et chacun de redécouvrir cet humaniste et écrivain qu'était Albert Camus.Notre Grand Commandeur Michel LARRUE, venu spécialement de Toulouse, avait tenu à être présent ce qui lui a permis de faire la connaissance des confrères et de vivre un moment d'enrichissement culturel dans une ambiance de grande fraternité dont la confrérie a le secret. En fin de journée, chacun n'avait en tête que le désir de très vite se retrouver dans le temps pour vivre à nouveau ces moments de partage qui sont de plus en plus nécessaires dans le cadre d'une unité retrouvée...


Découvrez l'essentiel de cette journée en cliquant sur les liens ci-dessous:

Sur les pas d'Albert Camus partie 1

Sur les pas d'Albert Camus partie 2

  

Le chemin de Saint Jacques raconté aux enfants d'une classe de CM1

20 février 2013

Notre Grand Maître des Ecritoires, Michel LARRUE, a captivé des élèves de CM1 en l'école de Gratentour près de Toulouse en leur narrant son chemin et en leur expliquant ce qu'est la pérégrination vers Compostelle ...

Une expérience enrichissant le narrateur et le jeune auditoire qui mériterait sans doute d'être renouvelée.

découvrez cette rencontre

  

Les "Journées romanes" en Auvergne

Du 21 au 24 juin 2012

Nos confrères ont vécu de bien beaux moments du 21 au 24 juin 2012 lors des journées romanes organisées par la province d'Auvergne.

Favorisées par un soleil éclatant durant l'ensemble de leur séjour nos confrères vanant de l'Angoumois, de l'Ile de France, de l'Orléanais, du Languedoc et du Béarn ont pu découvrir ...

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les photos liées à ces journées

  

Les confrères d'Auvergne découvrent une église méconnue à Pignols

21 Avril 2012

Dans le cadre de ses sorties mensuelles, la confrérie d'Auvergne avait organisé le 21 Avril la visite d'une petite église peu connue mais oh combien ravissante sur la commune de Pignols dans le Puy de Dôme.L'église Sainte Madeleine mérite que l'on s'y attache: "Loin des chefs d'oeuvre de l'art pictoral du Moyen Age, l'ensemble des peintures de cette église, plutôt frustes et archaïques , a pour première qualité d'offrir un des exemples les plus complets de décoration d'un édifice modeste.

Découvrir ces peintures, c'est faire l'expérience de l'émotion, de la jouissance, de l'interrogation." Ce texte venant en prélude à un petit livret diffusé aux visiteurs met en relief "le vécu d'une passion et d'un émerveillement, du bonheur des rencontres avec ceux qui montent - Ah le calvaire du dernier raidillon!-jusque sous ces voûtes" ...

Notre Chancelier Jacques Pourreyron nous a gâté en nous faisant découvrir ce beau petit édifice!

la visite relatée par notre consoeur Bernadette Rey

  

Nos confrères de Guyenne-Gasciogne à la découverte de Verdelais-Malagar-Saint Macaire

19 Novembre 2011

C’est par une belle journée ensoleillée de novembre que nos pèlerins de Guyenne-Gascogne ont cheminé sur un parcours secondaire du « Chemin de Compostelle » qui relie Bazas situé sur la Voie de Vézelay et Le Barp situé sur celle de Tours.

Ce fût l’occasion de découvrir ou redécouvrir des lieux chargés d’histoire, la basilique de Verdelais, la sépulture de Toulouse Lautrec, le moulin de Cussol, le domaine de François Mauriac à Malagar et l’ancienne ville du moyen-âge de Saint-Macaire.

A travers collines et vallées, plantées de vignes parées aux couleurs d’automne, s’étalait sous nos yeux la magnifique plaine de l’Entre-deux-Mer.

les détails de notre périple

quelques photos

  

Trois nouvelles étapes sur la voie de Tours pour nos confrères de Guyenne-Gascogne

Septembre-Octobre-Novembre 2011

Le temps de la séparation estivale révolue, les confrères et consoeurs de Guyenne-Gascogne se sont retrouvés avec plaisir pour la découverte du patrimoine jacquaire de trois nouvelles étapes sur les chemins de la voie de Tours.

Septembre, octobre et début novembre ont vu nos pèlerins cheminer entre Bourg en Gironde et Saint-André de Cubzac, Saint-André de Cubzac et Bordeaux, Gradignan et Le Barp.

Si le temps n’a pas toujours été clément durant cette période, le soleil était dans tous les cœurs, car rien ne peut arrêter le pèlerin qui poursuit son périple vers Compostelle.

le détail de ces trois étapes

quelques photos

  

La province de Guyenne-Gascogne en chemin sur la Voie du Littoral

26 Juin 2011

Cette dernière rencontre de la saison, avant la reprise de septembre, s’est déroulée sous la protection d’un soleil éclatant et dans la joie de partager de nouvelles aventures avec nos confrères, sur cette voie jacquaire du littoral que l’on nomme aussi « Voie des Anglais ».

Nous vous invitons à entrer dans les liens ci-dessous pour découvrir le détail de cette belle journée et mieux connaître ce lieu jacquaire en bordure de la côte Atlantique.

le détail de cette journée jacquaire

quelques photos

  

Nos confrères découvrent (ou redécouvrent ) Saint Nectaire et ses environs

26 juin 2011

Nous avons bien mérité la très belle vue sur le massif du Sancy et le château de Murol car la pente était rude pour arriver à la clairière.

Dans un pacage trône une croix de fer dont le socle porte une pierre de réutilisation sculptée ...

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les photos de la journée

  

Deuxième étape sur la voie de Tours pour nos confrères de Guyenne-Gascogne

22 mai 2011

Nous avons repris notre périple sur la voie de Tours en partant de Blaye, point d’arrivée de notre prédédente étape du mois d’avril. Ce parcours nous a fait cheminer tout au long de la corniche qui borde l’estuaire de la Gironde. Au détour de chaque méandre la Garonne offre un émerveillement pour les yeux avec le scintillement des eaux du fleuve aux couleurs changeantes.

Nous avons fait de belles découvertes : des maisons troglodytes, une végétation luxuriante grâce à la douceur du climat et la fraîcheur du sol sur les berges, des petits ports de plaisance et des cabanes de pêche sur pilotis que l’on nomme aussi « Carrelet » parce qu’elles sont utilisées pour la pêche au carrelet.

Halte culturelle à Plassac pour la visite les ruines de la villa gallo-romaine, agrémentée des explications de la conférencière du musée local.

Puis, une petite « escalade » de la colline qui mène au calvaire de la « Vierge des marins » et nous avons repris notre marche. Quelques kilomètres plus loin nous nous sommes arrêtés pour partager un pique-nique au bord de l’eau, avant de nous remettre en route vers Bayon et son église romane, enfin nous sommes arrivés à Bourg en Gironde où nous avons visité la citadelle.

Pour clôturer cette belle journée nous avons pris le traditionnel pot de l’amitié, une fois encore quel bonheur de se retrouver ensembles pour cheminer sur la voie de Tours … en route vers Compostelle !

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Retrouvez les photos

  

Nos confrères de Guyenne-Gascogne cheminent sur la voie de Tours

17 avril 2011

Au cours de cette saison jacquaire 2011 notre province de Guyenne-Gascogne chemine sur la voie de Tours par étape mensuelle. Celle du mois d’avril (17) nous a vu réunis avec nos amis pèlerins chartreux sur le parcours d’Etauliers à Blaye.

Journée placée sous la protection d’un beau soleil printanier, chemin jalonné de prairies, bois et vignobles, pique-nique champêtre sous les cerisiers, rencontre avec des pèlerins en partance pour Compostelle, autant de petits bonheurs partagés qui nous ont conduit jusqu’à la Citadelle de Blaye.

En fin de journée, après avoir visité la citadelle et pris un pot de l’amitié, nous nous sommes quittés, contents et satisfaits, en nous promettant de nous retrouver le mois suivant pour une nouvelle pérégrination.

découvrez les visites de notre journée jacquaire

quelques photos

  

Les confrères de la province Guyenne-Gascogne visitent le Bordeaux Jacquaire

2 avril 2011

Sous un ciel ensoleillé, ce samedi 2 avril, a vu cheminer sur l’itinéraire balisé du Bordeaux jacquaire nos confrères de la province Guyenne-Gascogne, auxquels se sont joints d’autres amis pèlerins.

Conduits par notre guide Michel Redregoo nous avons pris le départ au petit matin devant la Porte Cailhau, en bordure de Garonne.

Marchant dans les pas des anciens pèlerins du moyen-âge nous avons pu admirer les magnifiques monuments qui ont traversés les siècles, œuvres des bâtisseurs d’antan : la basilique Saint-Seurin, la cathédrale Saint André, l’église Saint-Michel, la Grosse Cloche.

Tout au long de ce parcours, dans les quartiers les plus anciens, rues et ruelles nous ont offert le plaisir de découvrir la beauté des façades ornées de visages de pierre, appelés « mascarons », de sculptures animales ou végétales, de bas-reliefs, de fontaines et de ferronneries finement travaillées.

la suite de notre périple

les photos des monuments visités

  

Les confrères auvergnats à la découverte de Billom (Puy de Dôme)

26 Mars 2011

La confrérie d'Auvergne a organisé une journée "découverte" axée sur la ville de Billom. Après avoir marché le matin vers la chapelle de La Sallette et son superbe point de vue sur toute la région, partagé en commun des agapes fraternelles, notre groupe a particulièrement apprécié la visite de cette belle cité auvergnate et son église Saint Cerneuf commentée avec compétence par Gérard SENAUX, érudit local. Jacques Pourreyron, Chancelier de la Province d'Auvergne avait, comme à son habitude, parfaitement réglé cette journée fort appréciée par tous les participants.

le commentaire de la visite en l'église Saint Cerneuf

les photos de la journée

  

La confrérie de Provence dans le Massif de la Sainte Baume

29 Janvier 2011

C’est sous la neige et un froid glacial que notre Confrérie Provinciale s’est retrouvée à l’Hôtellerie de la Sainte Baume le Samedi 29 Janvier vers 9 heures.

Le temps exécrable n’avait pas découragé quelques audacieux, qui, après un café chaud, entreprirent sous la neige, l’ascension du Mont Pilon vers la Grotte de Marie Madeleine ( voir commentaires sur la Légende de la Grotte en annexe).

A midi, nous nous retrouvions à l’hôtellerie, tenue par des pères Dominicains où un repas reconstituant nous était servi.

Malheureusement, le mauvais temps ( neige, vent et brouillard )se renforçait et s’installait définitivement en début d’après midi . Nous dûmes battre en retraite et regagner nos foyers plus tôt que prévu , reportant à plus tard les visites des Glacières de Pivaut à Mazaugues et du Jardin d’Elie à la Roquebrussane

Mais, le pèlerin étant optimiste et philosophe par nature, nous savions que cette sortie laisserait un souvenir particulier aux participants qui se promettaient de se retrouver plus nombreux et sous un beau soleil lors de notre prochaine réunion à PERTUIS début Avril.

J.Sabatié

la légende de la Sainte Baume

les photos de la journée

  

La Confrérie de Provence à Vitrolles

26 Septembre 2010

Orchestrée par nos confrères Christian BORELLI et Jean-François PAULUS résidant à Vitrolles, notre sortie du dimanche 26 septembre 2010 se présentait sous les meilleurs auspices, malgré un vent du nord soutenu mais garant d'un soleil éclatant ...

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les photos

  

Les confrères d'Auvergne découvrent Biollet et ses chapiteaux: figures d'entre deux mondes...

29 juin 2010

Après une marche dans les alentours de Saint Gervais d’Auvergne et un déjeuner pris en commun dans un restaurant de cette commune, les confrères d’auvergne ont fait une bien riche visite.

Cette dernière au sein de la petite église de Biollet située au Nord Ouest du Puy de Dôme dans la région des Combrailles fut particulièrement appréciée car les guides n’étaient autres que Monique et Albert PINTO dont la réputation n’est plus à faire dans le domaine de l’art roman.

Auteurs de plusieurs ouvrages consacrés entre autre à l’église Notre Dame du Port à Clermont Ferrand et justement à l’église de Biollet, Monique et Albert surent captiver l’attention de nos confrères.

Il est vrai que les chapiteaux de Biollet méritent grande attention car, effectivement, ils expriment la transition entre la religion celte et la chrétienneté ce qui en font de précieux témoins tant il est vrai que nous avons peu l’occasion de découvrir des éléments mettant en exergue cette transition.

Il serait vain de vouloir ici et en quelques lignes rapporter la richesse de cette visite et en exprimer un ressenti. L’ouvrage de Monique et Albert Pinto vendu dans le cadre de l’Association « Cultures et Communication » saura, sans nul doute, satisfaire tous ceux qui ont envie de découvrir cette petite église des Combrailles avant de s’y rendre avec une curiosité encore accrue.

Pour inciter et mettre l’eau à la bouche des amateurs de beaux chapiteaux dont l’Auvergne est pourvu, il nous suffira de rapporter ces quelques lignes imprimées en 4ème de couverture sur l’ouvrage précité :

« Une petite basilique des Combrailles à l’architecture bien romane, recelant de surcroît une série de chapiteaux fascinants et à proprement parler extraordinaires ; il n’en aurait pas fallu davantage pour classer l’église Saint Pierre de Biollet au rang des édifices les plus remarquables d’Auvergne. Pourtant, depuis près d’un siècle, des « spécialistes » inattentifs, trop pressés et se citant l’un l’autre, s’étaient contentés de qualifier en quelques lignes ces chapiteaux d’énigmatiques – ce qu’ils sont certes mais en partie seulement - et de « larvaires », ce qu’ils ne sont absolument pas.

Après le choc initial de leur rencontre avec cette sculpture, suivi de longues études et d’une série de prises de vue précises mettant en évidence des détails et des rapprochements saisissants, Albert et Monique PINTO ont voulu apporter quelques nouvelles pistes à la connaissance des chapiteaux de Biollet et surtout inciter le public à découvrir le caractère exceptionnel des « figures d’entre deux mondes » dont ils sont peuplés. »

les photos

un article de presse "La Montagne" consacré à Biollet

  

Les confrères de la province d'Alsace participent à la bénédiction de deux nouvelles cloches à Andlau

6 Juin 2010

ANDLAU Ville jacquaire

Pour comprendre les liens qui unissent la commune d'Andlau au pèlerinage de Saint Jacques, il nous faut revenir en arrière et refaire une petite étude historique du chemin de Saint Jacques en Alsace.

"Le pèlerin, cet étranger qui se rend à Saint Jacques doit être hébergé avec charité et égards", c'est le message que délivre un des vitraux de la cathédrale de Strasbourg.

Très tôt, l'Alsace, terre de saints...

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La confrérie de Provence dans la vallée de Serre-Ponçon

Mai 2010

Nous avons voulu tester notre capacité à organiser une réunion provinciale dans notre région, préfigurant ainsi la décentralisation prochaine de notre Chapitre National vers les provinces.

Sur une idée de nos deux confrères Daniel CARREAU et Louis SERVETTAZ, nous avons retenu la Vallée de Serre-Poncon qui offre, outre sa grandiose perspecitve, 3 sites remarquables ...

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Conférence sur l'art roman sur les routes de Compostelle

26 Mai 2010

Le 26 Mai 2010 notre confrérie a organisé, en collaboration avec le Cercle d’études Villard de Honnecourt une conférence axée sur les symboles de l’art roman sur les routes de Compostelle.

Gilbert Buecher, membre de ce cercle d’études et aussi Commandeur de la Province d’Alsace dans le cadre de la confrérie a su captivé son auditoire rassemblé à la salle du carrefour Europe à Chamalières de par sa parfaite connaissance des chemins de Compostelle qu’il a parcouru et l’amour qu’il entretient avec l’édifice roman qui est "cet endroit où Dieu et l’homme pèlerin communique »…

La presse s’est fait l’écho de cette rencontre par l’intermédiaire d’un article que vous découvrirez en cliquant sur le lien ci-dessous.

l'article presse

  

La confrérie d'Alsace à Europa Compostella 2010

28 avril 2010

Lorsque la Saint-Jacques tombe un dimanche, l’année en question est considérée comme une année sainte. Ainsi, des actions particulières sont mises en place en France et en Europe par tous les acteurs concernés par les Chemins de Compostelle pour célébrer cet évènement important.

2010, est une nouvelle année sainte. C'est une année majeure pour les chemins de Compostelle mais également pour le devenir de notre humanité traversant une crise profonde tant en terme éthique, qu’économique, financier, alimentaire ou environnemental. Dans ce contexte, les associations de la Fédération Française des Associations des Chemins de Saint Jacques de Compostelle proposent d’organiser comme en 2004 une deuxième édition " EC2010" portant un message fort et engagé « PÈLERINS SOLIDAIRES DE LA TERRE ET DES HOMMES ». Dédié à la préservation de notre patrimoine naturel que sont les Chemins de St Jacques, plus largement de l’environnement ainsi qu’à la reconnaissance absolue de la dignité de l’Homme, c’est en qualité de pèlerins-marcheurs engagés que tous marcheront cette année au travers de l’Europe. 20 000 Km attendent les marcheurs et de nombreuses manifestations culturelles seront au programme avec plus de 10 pays participants.

Ces marcheurs sont partis de différents points de l’Europe. Ils portent avec eux un bourdon qu’ils transmettent d’étapes en étapes à d’autres marcheurs. En France, ils passent par les quatre grandes voies françaises (Paris – Vézelay – Le Puy – Arles) et les voies transversales (Voie de l’Atlantique, Voie du Piémont Pyrénéen, Voie catalane, Voie d'Alsace, etc.). Ils continuent en Espagne sur le « Camino Francés » pour arriver à Santiago le 18 septembre 2010. Des livres d’or circulent également avec les marcheurs eux aussi transmis d’étapes en étapes. A chaque lieu de passage, le public vient les signer, inscrire des messages qui seront acheminés jusqu’à l’arrivée.

Tout au long du chemin, à l’arrivée des étapes et dans les localités traversées, des manifestations festives et culturelles seront organisées. Ici la plantation symbolique d’un arbre, des opérations de nettoyage des chemins, là-bas une pièce de théâtre, un concert, une conférence ou une exposition. Toutes ces manifestations très variées et hautes en couleur représentent la richesse et la diversité des Associations.

Le 28 avril 2010 une délégation de la Confrérie Fraternelle des Jacquets de France de la Province d'Alsace a représenté la Confrérie à une grande manifestation de lancement qui s'est déroulée à Strasbourg, en partenariat avec le Conseil de l’Europe.

Ces festivités ont débuté avec une messe solennelle donnée dans la crypte de la cathédrale à laquelle participaient plus de 300 représentants des toutes les régions et de tous pays. La messe fut célébrée par le chanoine Rodolphe VIGNERON représentant l'Archevêque Mgr GRALLET qui procéda par la suite à la bénédiction des 40 bourdons présentés ici par les membres de notre Confréries présents à cette manifestation.

Cette messe fut suivie par une réception à l'hôtel de ville par les représentants de Monsieur Roland RIES Sénateur-Maire de Strasbourg. A l'issue de cette réception lors de laquelle les différentes délégations ont pu prendre la parole, les participants partagèrent un repas fraternel avant de se rendre au Conseil de l'Europe pour une visite et un acte symbolique qui consistait à la plantation d'un arbre, souvenir de cette journée.

Gilbert Buecher

les photos

  

Antibes : Cité des artistes, des poètes ... et des amoureux

20 Décembre 2009

Une quinzaine de Confrères provençaux s’étaient donné rendez-vous le Samedi 12 Décembre à 9h30 devant l’hôtel de ville d’Antibes, à deux pas du vieux marché, haut en couleurs et en sonorité « Pagnolesques ».

Ce fut pour la plupart d’entre-nous l’occasion de faire connaissance avec notre confrère Robert Maire qui allait être notre guide au cours de cette marche culturelle et romantique dans la vieille ville. Robert, ancien adjoint au maire, historien, écrivain, ami de PEYNET, proche de PREVERT et de PICASSO, nous conduisit dans le dédale des rues de la cité antique.

Notre imagination fut, à chaque pas, sollicitée par les nombreuses empreintes apparentes sur les impostes, porches et vieux murs.

Les mânes des compagnons bâtisseurs, des marins, de Napoléon furent prégnants tout au long de notre circuit.

Du haut des remparts Amiral de Grasse, notre regard pouvait deviner, en filigrane, les contours de l’Eglise St Jacques, site de l’ancien hôpital des pèlerins aujourd’hui disparu.

A quelques encablures, le Fort Carré (16ème siècle) restauré par Vauban, semble encore veiller sur la sécurité du vieux port.

A l’intérieur de la cité nous avons pu nous étonner devant la façade colorée de la Cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception et le clocher carré en pierres de taille.

L’église St Bernardin et ses peintures murales, récemment restaurées, furent un ravissement.

Un détour chez Jean-Paul VEZIANO, boulanger passionné par son art, nous permis de découvrir les saveurs de la pissaladière locale et ses pains en forme de Saint Graal.

A midi trente nous nous retrouvions avec les amis de Robert MAIRE : Jacques HOURIEZ, Maurice MORENZA et Jean-Paul VEZIANO pour un sympathique et fraternel repas en centre-ville.

Après le repas, une visite au musée PEYNET fut un moment de tendresse devant l’inspiration romantique de l’illustre dessinateur.

Quelle belle journée et qu’elle belle ville ! Notre Grand Commandeur, qui était avec nous, s’est promis de revenir.

Relatée par Jacques SABATIE Commandeur de la Province de Provence

les photos

 




St Davy

Mercredi 20 Septembre 2017